Crainte de décevoir, peur du ridicule, se sentir inintéressant, peur du conflit : et si vous aviez peur du jugement ?
La peur du regard des autres s’installent à la suite de critiques répétées ou d’exigences démesurées de l’entourage proche. Elle s’installe souvent tôt dans l’enfance. Mais alors comment la surmonter pour se détacher du regard des autres et se réconcilier avec soi ?
La sophrologie peut être une piste à suivre pour aller de l’avant, oser agir et enfin être soi. 
Je vous explique tout dans cet article.

La peur du jugement : c’est quoi ?

C’est se préoccuper de l’opinion des autres et redouter la moindre remarque négative à notre sujet. 
Elle freine nos actes et nous amène à nourrir des pensées négatives. Notre regard sur nous-même manque de bienveillance et d’indulgence à la moindre incartade ou avant d’entreprendre quelque chose. Cette peur écorne la confiance en soi et le doute de soi devient monnaie courante.
Elle est également à l’origine de la peur de l’échec, et la peur du conflit. Dans des cas extrêmes, elle mène à la phobie sociale.

peur du rejet, peur du regard des autres

D’où vient la peur du jugement ?

Elle prend naissance dans l’enfance le plus souvent et au contact de notre entourage proche ou de figures d’autorité : (grands)-parents, frères et sœurs, professeurs, camarades de classe. La confiance en soi et l’estime de soi commencent à se construire vers l’âge de 7 ans. Comme l’enfant n’a comme point de repère que le regard de l’entourage, il fabrique l’image qu’il a de lui à partir du regard que l’extérieur porte sur lui.

Peut-être avez-vous entendu ces phrases :Tu es nul, c’est pas comme ça qu’il faut faire, t’es un bon à rien, tu es moche, tu n’aimes rien, tu fais toujours n’importe quoi, tu n’as pas assez travaillé TU …et n’importe quel autre attribut péjoratif …
Dites bonjour au fameux «  TU qui TUE ». Il fait l’effet d’un coup poignard à chaque reproche ou remise en cause de nos actes, voire même de qui nous sommes. La honte et la culpabilité font leur apparition avec la crainte de déplaire.

A force d’entendre des reproches, nous nous persuadons que l’autre a raison et le TU deviens JE. Un petit « personnage » fait son apparition. Je l’appelle le juge intérieur. Vous savez, cette petite voie intérieure qui juge durement chacun de nos actes. Le tu es nul devient je suis nul. Elle est le résultat de l’intériorisation du regard des autres mais aussi de leurs exigences..

Par exemple, un parent qui n’aurait pas fait d’études pourrait être soucieux que son enfant réussisse et fasse de hautes études. Même si l’intention de départ est bonne, son attitude et ses paroles peuvent être perçues par l’enfant comme des signes qu’il n’est pas accepté tel qu’il est et qu’il n’est pas aimé s’il échoue.

Plus tard, la peur du rejet est ravivée par les propos de nos amis, de notre conjoint, de nos collègues ou d’inconnus. C’est elle qui va nous pousser à éviter les conflits ou à nous sentir plus bas que terre en cas de discussion houleuse.

 

Quand vivre avec la peur du regard des autres devient un calvaire

Dans la peur du rejet, le besoin de la validation de notre entourage est indispensable pour agir et pour oser dire ce qui nous importe.
Nous cherchons à correspondre à toute fin à ce que les autres attendent de nous ou à ce que l’on croit qu’ils attendent de nous. Elle nous pousse à nous éloigner de nous et de nos besoins. Nous somme tiraillés entre nos aspirations et cette image que nous voulons renvoyer pour être acceptés.

Nous faisons passer les autres avant nous en espérant être dans leurs bonnes grâces pour être enfin aimé et cela aboutit à l’oubli de soi, mise en pause de nos envies, de nos projets voire même de notre vie. La culpabilité de faire des choses pour soi et d’avoir des envies différentes des autres nous pousse au conformisme.

peur du jugement, peur du regards des autres

On peut parfois avoir l’impression de vivre à côté de soi, comme si nous n’étions plus vraiment dans notre corps. Apparaît aussi, le doute permanent de soi et le manque d’assurance car le jugement des autres a plus de valeur que notre propre jugement. Il nous est difficile d’accepter les compliments sans culpabiliser: c’est comme si nous ne les méritions pas.

La peur du jugement peut conduire à du perfectionnisme à outrance, de la dépendance affective, de l’anxiété sociale, des TOC… Il est donc important de prendre conscience de ces effets désastreux.

Que faire quand on a la peur du regard des autres?

La première chose à intégrer est que le jugement de l’autre parle de lui et non de nous. Il est le résultat de ses insécurités, de ce qu’il n’accepte par chez lui. En nous critiquant, il projette son monde intérieur sur nous.

Ensuite, si la critique nous affecte autant, c’est parce qu’au fond, nous sommes un peu d’accord avec elle. Pour vaincre la peur du rejet, nous devons d’abord arrêter de nous rejeter nous-même et accepter enfin de voir notre propre valeur.

Apprendre à être indulgent avec soi et à s’aimer est un long parcours mais en vaut vraiment la peine. Car c’est à partir du moment où l’on accepte de se traiter avec respect et douceur que le jugement extérieur s’adoucit et perd de son impact. Bien sûr, nous ne deviendrons jamais hermétique au regard extérieur, car il nous permet de nous comprendre, de nous connaître et surtout, il nous met au défi de nous aimer et de nous encourager quoi qu’il arrive.

Je vous partage cette citation de François Garagnon: 
« Habite un peu plus ton regard et un peu moins celui des autres. Habite un peu plus tes pensées au lieu de t’interroger sur ce que pensent les autres. Se sentir bien dans son intérieur : voilà à quoi il faut s’efforcer ! « 

Comment surmonter la peur du rejet avec la sophrologie ?

Dans mon accompagnement, je vous propose des exercices de respiration pour apaiser la peur et des exercices de visualisation pour vous aider à avoir un regard positif sur vous. Plus concrètement, les séances permettent de :

– calmer les émotions et pensées négatives
– prendre du recul par rapport aux jugements et voir ses atouts
– reprendre contact avec ses désirs et ses aspirations profondes
– être plus sûr de soi pour oser se jeter à l’eau et s’épanouir

Vous souhaitez discuter de votre cas en particulier ? Contactez-moi au 06 73 36 78 12 ou via le formulaire de contact. Je serai ravie de répondre à vos questions.

 Pour aller plus loin :

📃 Mes articles de blog en lien avec ce sujet: Etre perfectionniste : défaut ou qualité?, Burn-out : accompagnement et prévention, comment vaincre la peur de l’inconnu?

💆 Mon accompagnement en cabinet ou en visio pour transformer son stress en positif

🌞 Mon programme sophro en ligne J’apprends à gérer mon stress pour pratiquer en autonomie et à son rythme.